2011-12-26

L'Europe selon Johan Norberg

Johan Norberg est l'auteur de l'excellent Plaidoyer pour la mondialisation capitaliste. Voici un extrait de sa récente analyse de L'Europe selon Merkozy pour UnMondeLibre.org :

"Ils auraient pu laisser les pays agir librement, mais avec l'exigence qu'ils trouvent leurs propres ressources pour le faire. Au lieu de cela, les pays nagent dans l'argent des autres, mais sont empêchés d'en abuser par un système de supervision non testé, bureaucratique et européen qui a peu de légitimité démocratique. La France et l'Allemagne ont également dit que ce n'est que la première étape vers la coordination de la politique budgétaire et la législation du travail, ainsi que de l'ensemble du cadre réglementaire financier de l'Europe.

Ce n'est rien de plus que la préparation d'une union politique et budgétaire qui, pour beaucoup, était toujours présupposée par l'union monétaire. C'est une union que les peuples ont à maintes reprises rejetée, votant contre à chaque fois qu'ils en ont eu l’occasion, mais dont les bureaucrates de Bruxelles ont tout aussi souvent dit qu'ils ont encore l'intention de créer. « Je suis convaincu que l'euro va nous obliger à créer un nouvel ensemble d'outils de politique », déclarait en 2001 au Financial Times Romano Prodi, alors président de la Commission européenne. « Il est politiquement impossible de le proposer maintenant. Mais un jour il y aura une crise et nous allons créerons alors ces outils. »

Nous y sommes aujourd’hui. La crise prédite est une réalité. Au lieu de résoudre la crise, Paris, Berlin et Bruxelles saisissent l'occasion pour refaire l'Europe d'une manière qui est si politiquement impopulaire qu'il faut une crise pour faire plier tout le monde. Tout le monde s'indigne du veto de David Cameron contre ce projet, mais il a toujours été absurde d'imaginer que la Grande-Bretagne serait d'accord pour une solution impliquant le détournement des institutions de l'UE et leur montée en puissance. Et il devrait être tout aussi impensable que la Suède soit partie prenante."

2011-12-25

Joyeux Noël aux lecteurs de Libertas



Pour Noël, Libertas vous offre quelques instants de grâce d'Ella Fitzgerald...

Pour Noël, offrez-vous un abonnement à Libertas, c'est gratuit ! Il vous suffit d'indiquer votre adresse électronique dans la colonne de droite.

2011-12-23

Ron Paul, la revanche du libéralisme classique

Bel exploit de Daniel Tourre : obtenir la publication d'un "point de vue" libéral dans Le Monde. Evidemment, cela déplaît aux commentateurs du lectorat, qui par réflexe ou par ignorance, déforment le propos. Mais ce texte touchera heureusement, hors des indécrottables doctrinaires socialistes, quelques libéraux qui s'ignorent, et des honnêtes hommes et femmes qui ne se satisfont pas de l'actuelle opposition entre étatistes de droite et étatistes de gauche et sont en quête d'une société plus respectueuse des droits individuels.

Lire : Daniel Tourre, premier conseiller du parti libéral démocrate : Ron Paul, la revanche du libéralisme classique

2011-12-20

Pétition pour la publication du rapport sur le financement des syndicats

Signez la pétition lancée par le député Nicolas Perruchot, qui demande la publication de son rapport sur le financement des organisations syndicales, enterré par Bernard Accoyer : http://www.droitdesavoir.net/

2011-12-17

Mélenchon, Le Pen, Wauquiez, même combat

Consternante démagogie protectionniste. Le protectionnisme, cela ne marche pas, c'est apparemment séduisant mais les apparences sont trompeuses. Le protectionnisme est destructeur de richesses ; la liberté des échanges est créatrice de richesses. On le sait depuis longtemps, et on le constate par la sortie de la misère d'un grand nombre de pays africains et asiatiques (oui, c'est difficile à entendre, quand on est un Français qui souffre des maux engendrés par 30 ans de politiques socialistes ; il est plus facile de blâmer l'étranger que nous-mêmes ; mais Libertas n'est pas là, contrairement aux démagogues, pour vous flatter).
Morceaux choisis de l'entretien de Laurent Wauquiez avec Arnaud Leparmentier et Vanessa Schneider (Le Monde) :

"Toute l'Europe est globalement en déficit. Elle perd des parts de marché, et l'emploi dans l'industrie baisse. La question d'un protectionnisme, s'il est européen, ne doit pas être un tabou pour notre famille politique. Il faut tourner la page de l'époque où la droite et le centre clamaient "vive le libre-échange" en croyant qu'il allait produire un monde meilleur. (...) Je ne crois pas à la main magique du marché qui équilibre tout cela. Se protéger n'est pas un gros mot. Le président le dit et le fait depuis 2007 (...)"
-- Etes-vous d'accord avec Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ?
"Pas du tout. Leur approche est nationale. Leur protectionnisme enferme, celui que je prône protège. La question du protectionnisme sera au coeur de la campagne. (...) La frontière est devenue un gros mot qu'il faut réhabiliter. On est dans une mondialisation sans limites et sans frontières. Il faut assumer qu'il y a une frontière, qui doit être protégée et défendue. La démondialisation à la Montebourg, c'est un concept de bobos, fondé sur l'idée que tous les pays vont s'unir et qui fait l'impasse sur la circulation des travailleurs. On est dans une compétition mondiale : le but est de se protéger."

En résumé :
- L'Europe va mal, en fermant les frontières (sans AUCUNE indication sur les modalités pratiques, évidemment), cela ira beaucoup mieux.
- La fermeture des frontières version "droite sociale"(iste), ça n'a rien à voir avec la fermeture des frontières version PC ou FN: vous connaissez la différence entre le bon chasseur et le mauvais chasseur: le bon chasseur, il tire, et le mauvais chasseur, ben... il tire.
- L'agitation du leurre protectionniste sera au coeur de la campagne de 2012... au mépris de nos engagements internationaux (OMC) et de l'intérêt de notre économie. L'important, c'est de capter les voix des Français inquiets, plutôt que de leur tenir un langage de vérité et de les préparer à la compétition internationale en réformant nos structures publiques obèses.

Comme quoi, on peut être surdiplômé, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, et raconter n'importe quoi. Si l'UMP passe au protectionnisme, les libéraux se retrouveront, de fait, dans l'opposition à ces avocats de politiques qui nous enfoncent.

Voir aussi : citations antilibérales


2011-12-13

Charles Gave : ce n'est pas en détruisant la monnaie que vous allez créer de la richesse



"Je veux des prix libres... Ce n'est pas en détruisant la monnaie que vous allez créer de la richesse... Je n'ai jamais vu un retour de la liberté contre la technocratie se traduire par autre chose que par un progrès... Ce sont les Attali de ce monde qui se trompent sur tout depuis 40 ans. Quand le mur de Berlin est tombé, c'était une bonne nouvelle... Quand une technocratie crève, c'est toujours une bonne nouvelle."

2011-11-29

À nos lecteurs marocains, tunisiens, égyptiens

Vous venez du Maroc, de Tunisie, d'Egypte, et vous lisez Libertas ? Pouvez-vous laisser un commentaire pour expliquer les causes du succès électoral des partis islamistes dans votre pays ? Merci de votre contribution.

2011-11-21

16/11/11 Nigel Farage fustige Barroso et Van Rompuy



"You should all be fired !"



Farage à Barroso : "as a former communist yourself"...

L'édit de Dioclétien (301)

Charles Gave mentionne dans une récente chronique l'édit du maximum de Dioclétien (301). Nous ne résistons pas au plaisir de vous en donner le préambule. Toute ressemblance avec des propos tenus tant par la majorité que par l'opposition, dans leur égarement intellectuel et économique suspicieux du marché, de la liberté des échanges et des prix, ne serait pas fortuite !

Transcription de William Henry Waddington, in Édit de Dioclétien établissant le maximum dans l'Empire romain, avec le commentaire de celui qui allait devenir premier ministre 15 ans plus tard :

La rédaction du dispositif est verbeuse et ampoulée  (...) ; en voici le sens général : « La Fortune de notre empire, à laquelle, après les dieux immortels et le souvenir de nos victoires, nous devons le profond repos dont jouit le monde, veut aussi être honorée par les bienfaits de cette paix qui a coûté tant d'efforts; le bien public et la dignité de Rome l'exigent; et il incombe à nous, qui par la grâce des dieux avons arrêté les ravages des barbares, de garantir la tranquillité rétablie contre les maux intérieurs. Que si l'avarice, acharnée à augmenter d'heure en heure, de moment en moment, ses gains illicites, était retenue par quelque sentiment de modération, ou si la fortune publique pouvait supporter cette licence effrénée, on pourrait peut-être encore se taire, et laisser à la patience de chacun le soin de tempérer la gravité d'une condition aussi misérable. Mais, parce que la fureur du gain ne connaît de frein que la nécessité, et que ceux auxquels l'extrémité de la misère a fait sentir leur malheureuse condition, ne peuvent rien faire au delà pour s'en affranchir, il convient à nous, qui sommes les pères du genre humain, de mettre fin par une loi à un état de choses aussi intolérable; et nous apportons le remède réclamé depuis longtemps, sans nous soucier des plaintes qu'excitera notre intervention chez ces mauvais citoyens, qui, tout en sentant que notre long silence leur commandait la modération, n'ont pas voulu en tenir compte. Chacun sait, par sa propre expérience, que les objets de commerce et les denrées qui sont vendus journellement sur les marchés des villes, ont atteint des prix exorbitants ; que la passion effrénée du gain n'est plus modérée ni par la quantité des importations ni par l'abondance des récoltes, et qu'elle considère comme un malheur les bienfaits mêmes du ciel; nous devons exposer les causes de cet état de choses, afin que la nature du remède soit mieux comprise, et que ces hommes sans pudeur soient forcés de reconnaître leur insatiable avarice.

« Qui ne sait avec quelle audace l'esprit de pillage vient s'abattre partout où le salut de tous exige que nos armées soient dirigées, non-seulement sur les villes et les villages, mais sur toutes les routes, et fait monter les prix des denrées, non pas au quadruple ou à l'octuple, mais à un taux qui dépasse toutes les bornes? Qui ne sait que par l'accaparement de telle ou telle denrée, le soldat a quelquefois perdu sa paye et le bénéfice de nos largesses, de sorte que l'effort commun du monde entier pour le maintien de nos armées doit céder devant les détestables gains de ces pillards? Mus par ces considérations, nous avons résolu de fixer, non pas les prix des denrées (ce qui serait injuste, puisque plusieurs provinces jouissent du bonheur et en quelque sorte du privilège de l'abondance), mais le maximum qu'ils ne devront pas dépasser, afin que dans les années de cherté le fléau de l'avarice soit contenu par les limites et les restrictions de la loi. Nous voulons donc que le tarif annexé a cet édit soit observé par tout l'empire, et que chacun comprenne que la faculté de le dépasser lui est enlevée ; de cette façon les bienfaits du bon marché ne cesseront pas, là où il y a abondance, et ailleurs l'avarice sera comprimée. Quant aux négociants qui ont l'habitude de fréquenter les ports de mer et de parcourir les provinces lointaines, qu'ils se souviennent qu'il est inutile d'accaparer les denrées en temps de cherté, puisqu'ils ne pourront les vendre ailleurs à un prix plus élevé. Et, attendu que l'usage constant de nos ancêtres a été d'édicter une pénalité pour l'infraction de la loi, nous déclarons que celui qui enfreindra ce statut, encourra la peine capitale; il en sera de même de celui qui, par désir du gain, se sera prêté aux manœuvres des accapareurs, et, à plus forte raison, de celui qui, possédant des denrées, aura jugé à propos de les recéler. »

Telle est la substance de l'édit ; il en résulte que c'est une loi de maximum, destinée à arrêter la cherté croissante des denrées dans certaines prot inces de l'empire, surtout dans celles où les armées avaient leurs quartiers, c'est-à-dire les provinces frontières, et sans doute aussi dans les environs des grandes villes; mais il en résulte également que dans d'autres provinces les prix ordinaires des denrées se maintenaient au-dessous du tarif de l'édit. Lorsqu'on estimait, avec Borghesi et Dureau de la Malle, le denarius à 2 1/2 centimes, on arrivait pour le prix des subsistances à des chiffres tellement inférieurs aux prix connus ou probables, qu'on était forcément amené à regarder l'édit de Dioclétien comme un des plus grands actes de folie et de tyrannie qui aient jamais été commis; il est évident maintenant que c'était un acte arbitraire et peu judicieux, mais rien de plus.

Sans doute les gouvernements, et surtout les administrations despotiques ou routinières, sont capables des plus singulières aberrations en matière d'économie politique; l'histoire est là pour le prouver; nous avons à peine oublié nous-mêmes une autre fameuse loi de maximum, et de nos jours l'Europe commence seulement à comprendre les notions les plus élémentaires de l'économie politique. Cependant il y a des degrés dans la folie, et Dioclétien, dont le nom nous est odieux parce qu'il se rattache à la dernière persécution des chrétiens, était en définitive un bon administrateur, qui rétablit l'ordre dans les finances, et qui releva le prestige des armes romaines; on ne peut le supposer assez fou ni assez aveugle pour avoir voulu imposer à toute la population de son empire un maximum, qui restât fort au-dessous du prix normal des denrées dans les temps ordinaires. C'était sans doute une singulière prétention que de vouloir réglementer uniformément le prix du blé, des œufs, des légumes, de la journée de travail pour toutes les provinces d'un vaste empire, où se rencontraient toutes les conditions possibles de la vie humaine, depuis la vie de village jusqu'à la civilisation la plus raffinée; mais il faut être juste, ce n'était qu'une erreur d'économie politique, exactement semblable à celle commise par la Convention, et dont le principe n'est guère plus erroné, au point de vue de la liberté des transactions, que celui des lignes douanières qui divisaient les provinces de la France avant la révolution, ou celui de l'échelle mobile supprimée dans ces dernières années.

Il ne nous appartient pas d'examiner ici en détail les causes de la cherté à laquelle Dioclétien croyait avoir trouvé un remède. Lactance l'attribue sans hésiter aux fautes de l'empereur lui-même ; au partage de l'empire entre quatre chefs, d'où résulta une grande augmentation dans le nombre des années; à la multiplication des emplois et des fonctionnaires, à la manie de bâtir, à l'établissement d'un nouveau cens fondé sur un cadastre rigoureux, enfin, à l'insatiable avarice de Dioclétien. Mais cet auteur parle trop évidemment le langage de la haine pour ne pas être suspect, et d'ailleurs les faits rapportés par d'autres historiens montrent quelle part il faut faire à la passion qui l'entraîne. Plusieurs des mesures dénoncées par Lactance étaient des mesures d'ordre public, parfaitement conformes aux traditions de l'administration romaine, et nécessaires après le long désordre et les désastres des règnes précédents. Les causes qui minaient alors la prospérité de l'empire étaient plus profondes: les unes dataient de loin, comme l'immense extension qu'avait prise l'esclavage, et l'extinction graduelle de toute liberté, même municipale; les autres étaient plus récentes, comme l'absence d'hérédité pour le pouvoir suprême, la facilité avec laquelle les légions nommaient ou déposaient des empereurs, l'incapacité d'un grand nombre d'entre eux, enfin et surtout l'altération effrayante de la monnaie d'argent, qui en peu d'années avait disparu complètement pour faire place à une monnaie de cuivre revêtue d'une feuille d'étain, et émise en masses énormes par les derniers empereurs. Dioclétien, le premier après un assez long intervalle, fit frapper des monnaies d'argent pur, et ce fait seul suffirait pour prouver qu'il ne mérite pas tous les reproches que Lactance a accumulés sur sa tête.

2011-11-14

Vous connaissez des gens de gauche qui à la chute du mur de Berlin se soient enfuis à l'Est ?



Gaspard Proust : Enfin, pour moi, vous voyez, tous les gens sont de droite, globalement. Pour moi, les gens de gauche, ça n'existe pas. Pour une raison...
Clémentine Autain : Et pourquoi pas, dit Jacques Prévert.
Gaspard Proust : Pour une raison, pour une raison simple : vous en connaissez, vous, des gens de gauche, qui à la chute du mur de Berlin se soient enfuis à l'Est ?
Une voix : Qu'est-ce qu'il a dit ?
Frédéric Taddéi : Ah, je ne peux pas vous faire les sous-titres.
Clémentine Autain : Je crois que vous n'avez pas vu...
Gaspard Proust : Si elle connaît des gens de gauche qui à la chute du mur de Berlin se soient enfuis à l'Est. Vous voyez, c'est... C'est...
Clémentine Autain : Mais c'est pas. Mais ce. Mais. Mais je.
Gaspard Proust : Voilà, vous êtes gênée.
Clémentine Autain : Non je ne suis pas gênée.
Gaspard Proust : Eh beh oui.
Clémentine Autain : Je vais vous dire une chose.
Gaspard Proust : C'est le jeu du débat.
Clémentine Autain : Non, je vais vous dire une chose.
Gaspard Proust : Il faut changer de sujet.

2011-11-03

À mes amis conservateurs

Dans le réseau LHC, il y a des libéraux, des conservateurs, des libéraux-conservateurs, entre autres.

Pour les conservateurs, et ceux que le conservatisme intéresse : ce livre, l'instinct de conservation, publié aux éditions du Félin, devrait les intéresser :


"Être né dans le dernier quart du xxe siècle, c’est avoir bu sous toutes ses formes le lait un peu frelaté de la révolution. C’est aussi recevoir entre autres en héritage une planète dégradée, un projet politique usé et, en France en particulier, une formidable ardoise publique. L’affaire est entendue, les jeunes paieront, leurs enfants aussi, et les enfants de leurs enfants. Reste à savoir pourquoi, avant même de savoir comment.
En retrouvant et en assumant la légitimité du conservatisme, l’auteur entrevoit des pistes pour une modernité qui ne rende pas la vie impossible aux générations à venir : un conservatisme éclairé, prospectif, qui postule simplement que le progrès n’est pas une loi de l’histoire, ni la révolution permanente une fin nécessairement souhaitable.
Un conservatisme qui voit dans la transmission de ce que nous avons reçu de meilleur la justification de sacrifices d’ores et déjà urgents, et qui cherche à donner à la fois un sens et un cadre à l’accueil des générations à venir.

Nathanaël Dupré la Tour est né en 1977. Marié et père de trois enfants, il vit et travaille à Lyon. Il collabore aux revues Esprit et Commentaire, ainsi qu’à la Revue des Deux Mondes."

2011-11-02

Autodafé islamiste à Paris


En 1933, en Allemagne, les nationaux-socialistes brûlaient les livres juifs.

En 2011, en France, les islamistes brûlent lâchement les journaux satiriques.

Le siège de Charlie Hebdo, qui célébrait à sa façon le succès des islamistes d'Ennahda en Tunisie, a été incendié cette nuit à Paris. Il y a deux jours, le site Islam en France titrait : Et si on brûlait mon Charlie Hebdo, juste pour rigoler évidemment... Certains ont pris la suggestion au pied de la lettre.

Aurait-on le droit de se moquer de toutes les religions sauf de l'islam ? Les ennemis de la liberté d'expression doivent être condamnés. La France a besoin d'une riposte laïque.

2011-10-27

#Tunisie libérale

Deux partis qui devraient être représentés à l'Assemblée nationale constituante tunisienne sont décrits comme étant libéraux :
Soit 5 élus sur 217. Un modeste début.

#Ennahda : Rached Ghannouchi et les identités meurtrières

Rached Ghannouchi, président du parti islamiste tunisien Ennahda, "a regretté que les Tunisiens soient devenus «franco-arabes» dans la pratique du langage. « Nous sommes arabes et notre langue c'est la langue arabe », a-t-il martelé. « On est devenu franco-arabe, c'est de la pollution linguistique », a déploré le chef d'Ennahda, reprenant un des thèmes de prédilection du Front islamique du salut en Algérie au début des années quatre-vingt-dix. Formé en Égypte et en Syrie puis exilé vingt ans à Londres, Rached Ghannouchi parle anglais couramment mais ne maîtrise pas le français qui est encore largement pratiqué depuis l'indépendance dans les milieux éduqués tunisiens."

Source : article de Thierry Oberlé, Le Figaro

Rached Ghannouchi devrait lire les Identités meurtrières, d'Amin Maalouf. Cet ouvrage existe en anglais : In the name of identity ; et en arabe : الهويات القاتلة. La volonté de réduction de l'homme ou de la femme à une identité religieuse, nationale, politique, économique, unique et fixe, alors que les appartenances sont toujours multiples, et évolutives, la volonté de réduction de l'être à une dimension unique nécessite l'emploi de la contrainte et engendre la violence meurtrière. Les Tunisiens ne sont pas réductibles à une identité purement arabo-musulmane fantasmée. Ils sont multiples, divers, généreux, ouverts, riches des apports de leur longue histoire, et cela depuis Carthage. Ils parlent l'arabe, mais aussi le français, l'anglais, l'italien...



On observera d'ailleurs que le site internet d'Ennahda est publié en arabe, avec un peu d'anglais, et à peine quelques traces de français. Si Ennahda veut améliorer son image en France, qui est mauvaise, ce parti devrait publier davantage en français, pour être mieux compris des observateurs de l'autre rive de la Méditerranée.

2011-10-25

Enquête & Débat fait appel aux souscripteurs

Lien : Enquête et Débat fait appel aux souscripteurs

Pour notre part, nous avons souscrit la première année pour aider un concurrent à se lancer (eh oui, comme libéraux, nous sommes favorables aux aides à la création, plutôt qu'au système actuel d'aides à la presse qui sert à maintenir sous perfusion des journaux à l'agonie tels que L'Humanité, porté à bout de bras par l'Etat, Bouygues et Lagardère).

Cependant, nous n'avons pas re-souscrit, considérant qu'il appartient ensuite à chaque titre de trouver son lectorat et son équilibre économique (publicité, abonnements, mécénat...).

En outre, Enquête et Débat a pour mérite de donner la parole à de nombreuses personnes snobées par les media établis. Mais son format ne nous paraît pas adapté aux besoins actuels du consommateur d'information : trop long, pas assez hiérarchisé à notre goût, évidemment subjectif.

Assez éloigné en somme de notre modèle : The Economist. Celui-ci, qui existe aussi en ligne, mais hélas seulement en anglais, sait être non-conformiste, et est très "digeste" : un sommaire en deux pages de l'actualité politique et économique de la semaine, des articles brefs et argumentés, beaucoup de données brutes (chiffres et cartes), et une ligne éditoriale claire depuis le 19e siècle : la liberté des échanges. C'est vers ce modèle que nous souhaitons tendre, à Libertas

Enquête & Débat correspond peut-être à un autre besoin, à un autre modèle, d'interviews longues, comparable aux longs articles des revues telles que Commentaire, dans un autre style. Il appartient à Enquête & Débat de monétiser cette demande en trouvant les souscripteurs nécessaires. Ou de modifier son modèle, en allant vers des formats beaucoup plus courts et synthétiques.

Le rêve serait d'avoir une édition française de The Economist. Ou bien de voir tous les blogueurs et journalistes compatibles avec une ligne libérale s’agréger pour constituer un titre viable et capable de sortir des enquêtes et des scoops. Un Contrepoints avec de l'argent. Ou un Mediapart libéral. Nous en sommes encore loin.

2011-10-24

Sélection FIAC 2011

Pilar Albarracin

Taysir Batniji

Hans Op De Beeck, galerie Krinzinger

Galerie Air de Paris

Thomas Struth

FIAC 2011 au Grand Palais, Paris

Pierre & Gilles / Keith Haring, galerie Jérôme de Noirmont
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Le plus grand hold-up de l'histoire

S'il est confirmé, le montant de 100 milliards d'euros de recapitalisation des banques constituera le plus grand hold-up de l'histoire. À côté, les paris de Jérôme Kerviel étaient une peccadille. En effet, ce n'est pas de l'argent levé par les banques auprès d'actionnaires volontaires pour y investir. C'est de l'argent pris de force par les Etats dans nos portefeuilles, dans le portefeuille de chaque citoyen, pour recapitaliser des banques qui ont été extrêmement mal - on pourrait même dire frauduleusement - gérées. Pourtant, les dirigeants de ces banques restent en place, avec leurs primes, et les règles du jeu restent à peu près les mêmes, avec le léger tour de vis donné par les règles de Bâle 3. C'est un véritable scandale. Il n'y avait pas d'autre solution, vous diront les politiciens. Eh bien si, il y a une autre solution, très bien expliquée par Vincent Bénard : la faillite ordonnée des banques en délicatesse financière : les créanciers verraient leurs créances converties en actions.

Et pendant ce temps-là, la France milite contre l'Allemagne pour imposer un statut bancaire au FESF (futur MES), et la possibilité pour lui de se refinancer auprès de la BCE. Ce qui signifie tout simplement la fin des règles élémentaires du monétarisme, à savoir une banque centrale indépendante de l'Etat. Ce sont pourtant les règles monétaristes, inspirées de Milton Friedman, qui ont permis au Royaume-Uni sous l'autorité énergique de Margaret Thatcher de sortir de la situation catastrophique dans laquelle les travaillistes l'avaient plongé dans les années 1970.

2011-10-21

Le mécanisme de stabilité financière met en péril le portefeuille des Français

Communiqué du Parti Libéral Démocrate :

Le mécanisme de stabilité financière met en péril le portefeuille des Français

Le Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) contribue déjà à mettre notre notation en danger. Il engage les Français à hauteur de 142 milliards € (que nous refuserons de voir augmenter). Il est prévu que ce plan dangereux se transforme rapidement en Mécanisme Européen de Solidarité (MES), dirigé par un haut fonctionnaire européen qui n’aura de comptes à rendre à personne. Nous n’acceptons pas cette trahison des traités européens qui prend en otage les contribuables européens. Alors que le gouvernement laisse exploser notre dette sans s’attaquer à notre dépense publique indécente, il veut ajouter à la facture qu’auront à payer les Français les gabegies d’autres gouvernements européens. Ce n’est pas responsable de sa part. Le Parti Libéral Démocrate s’y oppose fermement.
  • Selon l’article 9.3, « les membres du MES s’engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à honorer sur demande tout appel de fonds adressés à eux par le Directeur général en vertu de cet alinéa, et ce dans les sept jours après réception. » Faute de quoi les récalcitrants pourront être poursuivis en justice. Les futurs gouvernements français ou allemands quels qu’ils soient n’auront donc d’autre choix que de payer.
  • L'article 10 permet au Conseil des gouverneurs, composé seulement des ministres des Finances de la zone euro, d'augmenter le plafond du MES sans en rendre compte à aucune autorité. Les articles 27 et 30 précisent également que ce fonds ainsi que ses dirigeants bénéficieront de l’immunité de toute forme d’action en justice et n’auront de compte à rendre à personne.
  • Ils stipulent également que nul n'aura le pouvoir d'enquêter sur les décisions du MES et que toutes ses archives seront inaccessibles à toute forme de justice.
Opacité, absence de contre-pouvoirs face aux décisions de technocrates dans leur bulle dorée. Alors qu’il est de plus en plus ponctionné, le contribuable risque de signer un véritable chèque en blanc avec le MES ! Le PLD dénonce donc vigoureusement ce mécanisme qui promet d’être fatal à nos finances publiques déjà très précaires, et en demande son abandon pur et simple. Plutôt que de creuser des trous plus grands pour boucher d'autres trous, nous rappelons que la priorité absolue doit être la diminution drastique et structurelle de notre dépense publique. C'est la condition essentielle pour sortir la France de la crise et sauver l'Europe.

2011-10-20

La gauche vide

Communiqué du Parti des libertés :

FRANÇOIS HOLLANDE N’INCARNE NI LA GAUCHE DURE NI LA GAUCHE MOLLE MAIS LA GAUCHE VIDE

Dans son premier discours de futur candidat socialiste aux élections présidentielles, François Hollande a oublié un sujet et un mot qui devraient pourtant le préoccuper au plus haut point : la crise économique.

Ceux qui croient que le fait d’expulser de Élysée Nicolas Sarkozy et de le remplacer par François Hollande permettra de régler les problèmes de la France sont naïfs ou hypocrites.

François Hollande ne dit rien sur la question capitale de l’euro, une devise mal pensée et surévaluée qui tire l’Europe et la France vers le bas et nous appauvrit, menaçant la construction européenne en son entier.

François Hollande ne dit rien sur la nécessaire réforme des institutions : en finir avec la politique professionnelle et l’hypertrophie administrative de la France.

François Hollande ne dit rien sur la gestion déficiente de la santé, de la culture et de l’éducation nationale, si ce n’est d'envisager des dépenses supplémentaires.

François Hollande ne dit rien sur la laïcité, rien sur l’immigration.

François Hollande veut gagner les élections présidentielles par défaut, avancer masqué en espérant que Nicolas Sarkozy tombera comme un fruit mûr.

A force de parler pour ne rien dire, François Hollande va démontrer rapidement qu’il n’incarne ni la gauche dure ni la gauche molle mais la gauche vide.

2011-10-14

Persepolis



Les islamistes tunisiens protestent contre la diffusion du film Persépolis, qui est pourtant un excellent témoignage sur la vie en Iran depuis la révolution islamique. La Tunisie fait le difficile apprentissage de la liberté de pensée, de la liberté d'expression, de la liberté de la presse, et ne doit pas céder à une minorité de fanatiques adepte de la censure.

2011-10-12

La double erreur du mécanisme européen de stabilité

En 2013, le MES (mécanisme européen de stabilité) est appelé à succéder au FESF. Ne cherchez pas le texte français du traité MES, il n'est disponible qu'en anglais.

Si la France acceptait la modification de l'article 136 du TFUE et ratifiait le traité MES, comme elle s'est engagée à le faire avant le 31 décembre 2012, elle commettrait une double erreur, qui serait une double faute de ses dirigeants, présents et à venir.

1. Dans un premier temps, la France serait amener à creuser son déficit déjà abyssal pour répondre aux appels de capital initiaux et ultérieurs du MES, afin de financer les transferts destinés à payer les dettes des Grecs et des autres peuples impécunieux, l'amenant plus près encore du précipice qu'elle ne l'est aujourd'hui.

2. Dans un second temps, la France, voyant sa note de crédit dégradée, comme cela arrivera inéluctablement, au plus tard après l'élection présidentielle du printemps 2012, serait amenée à recourir elle-même aux fonds du MES - si tant est que cette hypothèse ait un sens, car nous serions alors à un stade avancé de la crise de l'endettement public, et l'euro se serait alors déjà vraisemblablement disloqué. Le recours aux fonds du MES est soumis à une "stricte conditionnalité de politique économique". En français (langue oubliée des auteurs des textes qui engagent la France, au mépris de l'article 2 de la constitution et de l'ordonnance de Villers-Cotterêts), cela signifie que si la France recourait au MES, sa politique économique ne serait plus décidée à Paris, mais à Luxembourg (siège du MES), à Bruxelles (où le MES a la faculté d'ouvrir un bureau de liaison), et surtout à Berlin (qui disposera de 27 % du capital du MES).

La France est gravement en difficulté. Elle ne doit plus verser des fonds - qu'elle emprunte ! - dans le tonneau des Danaïdes grec. Et le jour où elle sera acculée, c'est à elle, souverainement, d'en tirer les conséquences, et de se réformer en profondeur, par des décisions prises en France, par les Français ; la France ne doit pas s'engager à aller mendier des fonds à Berlin en contrepartie d'un assujettissement à l'Allemagne.

Les Slovaques, et en premier lieu Richard Sulík, dont il faut saluer le courage, ont sans doute raison de refuser le FESF. Comme le dit Sulík, nous n'avons pas signé pour cela : nous n'avons accepté l'euro qu'assorti du garde-fou des critères de Maastricht (3 % de déficit max et 60 % de dette max) ; nous n'avons certainement pas signé pour cette prime aux plus mauvais hommes politiques que constitue le MES, qui est la plus mauvaise incitation qui soit : "Faites ce que vous voudrez, ne vous inquiétez pas, nous vous renflouerons ! Et bien sûr, le pire qui puisse vous arriver est de perdre une élection, votre responsabilité ne sera jamais mise en cause...".

Comment l'UE s'asseoit sur l'état de droit




Le texte auquel fait référence Olivier Delamarche à 7'12" est le traité établissement le mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit succéder au FESF en 2013 :

TREATY
ESTABLISHING THE EUROPEAN STABILITY MECHANISM (ESM)

ARTICLE 27
Legal status, privileges and immunities

1. To enable the ESM to fulfil its purpose, the legal status and the privileges and immunities set out in this Article shall be accorded to the ESM in the territory of each ESM Member. The ESM shall endeavour to obtain recognition of its legal status and of its privileges and immunities in other territories in which it performs functions or holds assets.

2. The ESM shall have full legal personality; it shall have full legal capacity to:
(a) acquire and dispose of movable and immovable property;
(b) contract;
(c) be a party to legal proceedings; and
(d) enter into a headquarter agreement and/or protocols as necessary for ensuring that its legal status and its privileges and immunities are recognised and enforced.

3. The ESM, its property, funding and assets, wherever located and by whomsoever held, shall enjoy immunity from every form of judicial process except to the extent that the ESM expressly waives its immunity for the purpose of any proceedings or by the terms of any contract, including the documentation of the funding instruments.

4. The property, funding and assets of the ESM shall, wherever located and by whomsoever held, be immune from search, requisition, confiscation, expropriation or any other form of seizure, taking or foreclosure by executive, judicial, administrative or legislative action.

5. The archives of the ESM and all documents belonging to the ESM or held by it, shall be inviolable.

6. The premises of the ESM shall be inviolable.

7. The official communications of the ESM shall be accorded by each ESM Member and by each state which has recognised the legal status and the privileges and immunities of the ESM, the same treatment as it accords to the official communications of an ESM Member.

8. To the extent necessary to carry out the activities provided for in this Treaty, all property, funding and assets of the ESM shall be free from restrictions, regulations, controls and moratoria of any nature.

9. The ESM shall be exempted from any requirement to be authorised or licensed as a credit institution, investment services provider or other authorised licensed or regulated entity under the laws of each ESM Member.

Et pour mémoire :

Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (version consolidée)


Article 122
(ex-article 100 TCE)
1. Sans préjudice des autres procédures prévues par les traités, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut décider, dans un esprit de solidarité entre les États membres, des mesures appropriées à la situation économique, en particulier si de graves difficultés surviennent dans l'approvi­sionnement en certains produits, notamment dans le domaine de l'énergie.
2. Lorsqu'un État membre connaît des difficultés ou une menace sérieuse de graves difficultés, en raison de catastrophes naturelles ou d'événements exceptionnels échappant à son contrôle, le Conseil, sur proposition de la Commission, peut accorder, sous certaines conditions, une assistance financière de l'Union à l'État membre concerné. Le président du Conseil informe le Parlement européen de la décision prise.
[NDLR : La crise de l'endettement public et des banques n'est évidemment pas un cas de force majeure au sens de l'article 122 du TFUE, puisqu'elle n'est pas indépendante de la volonté des Etats concernés, mais résulte au contraire directement de leurs décisions qui constituent des fautes de politique économique.]

Article 123
(ex-article 101 TCE)
1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci- après dénommées «banques centrales nationales», d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédit.

Article 124
(ex-article 102 TCE)
Est interdite toute mesure, ne reposant pas sur des considérations d'ordre prudentiel, qui établit un accès privilégié des institutions, organes ou organismes de l'Union, des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics des États membres aux institutions financières.

Article 125
(ex-article 103 TCE)
1. L'Union ne répond pas des engagements des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics d'un État membre, ni ne les prend à sa charge, sans préjudice des garanties financières mutuelles pour la réalisation en commun d'un projet spécifique. Un État membre ne répond pas des engagements des administrations centrales, des autorités régionales ou locales, des autres autorités publiques ou d'autres organismes ou entreprises publics d'un autre État membre, ni ne les prend à sa charge, sans préjudice des garanties financières mutuelles pour la réalisation en commun d'un projet spéci­ fique.
2. Le Conseil, statuant sur proposition de la Commission et après consultation du Parlement européen, peut, au besoin, préciser les définitions pour l'application des interdictions visées aux articles 123 et 124, ainsi qu'au présent article.

Article 126
(ex-article 104 TCE)
1. Les États membres évitent les déficits publics excessifs. (...)

Pour contourner cet obstacle, l'article 136 du TFUE va être modifié :

Décision du Conseil européen du 25 mars 2011 modifiant l’article 136
du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne 
en ce qui concerne un mécanisme de stabilité 
pour les États membres dont la monnaie est l’euro (2011/199/UE) :

Article premier
À l’article 136 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, le paragraphe suivant est ajouté:
"3. Les États membres dont la monnaie est l’euro peuvent instituer un mécanisme de stabilité qui sera activé si cela est indispensable pour préserver la stabilité de la zone euro dans son ensemble. L’octroi, au titre du mécanisme, de toute assistance financière nécessaire, sera subordonné à une stricte conditionnalité."

Article 2
Les États membres notifient sans délai au secrétaire général du Conseil l’accomplissement des procédures requises par leurs règles constitutionnelles respectives pour l’approbation de la présente décision.
La présente décision entre en vigueur le 1er janvier 2013, à condition que toutes les notifications visées au premier alinéa aient été reçues ou, à défaut, le premier jour du mois suivant la réception de la dernière des notifications visées au premier alinéa.

Article 3
La présente décision est publiée au Journal officiel de l’Union européenne.

Fait à Bruxelles, le 25 mars 2011.
Par le Conseil européen
Le président
H. van Rompuy

2011-10-08

Plan du métro parisien

La RATP ayant interdit l'usage du plan de métro dessiné par elle par des tiers, Check my map lance un concours pour le dessin d'un plan de métro sous licence CC BY 3.0

2011-10-06

Conservatisme libéral

Au Royaume-Uni, David Cameron appelle les députés à voter le mariage des homos, "parce que je suis conservateur".

Certains pays réussissent mieux que la France le mariage du conservatisme et du libéralisme.

2011-10-04

L'Etat n'est pas une entreprise

L'Etat n'est pas une entreprise, acte 2.

Acte 1 : rappel. Récemment nous vous expliquions pourquoi il fallait prendre au mot le slogan "l'Etat n'est pas une entreprise", favori des socialistes et des keynésiens (ce sont souvent les mêmes) : l'Etat n'étant pas une entreprise, il n'a pas vocation à étendre ses activités et son profit : son job est de rester cantonné dans ses fonctions minimales d'arbitre, celui qui permet à tous les autres de jouer (police, justice, défense, diplomatie).

Acte 2 : encore une fois, le slogan "l'Etat n'est pas une entreprise", dégainé à tort et à travers contre les libéraux pour expliquer que l'Etat peut faire n'importe quoi (faire du déficit pendant 30 ans par exemple), peut se retourner facilement, comme une chaussette, au plus grand profit des libéraux. OK, l'Etat ne se gère pas comme une entreprise : j'en déduis que l'entreprise ne se gère pas comme l'Etat ! Et hop on se débarasse de toute la fonctionnarisation de l'entreprise, cette tentative de la part du secteur public de coloniser l'activité économique du pays.

L'entreprise ne se gère pas comme l'Etat, donc exit l'entreprise publique, l'économie mixte, l'autorisation administrative de licenciement, les autorisations administratives préalables en tout genre. L'entreprise ne se gère pas comme l'Etat, donc l'entrepreneur n'a pas à référer sans cesse à son directeur ou à son préfet ! Laissez faire ! Laissez passer ! Liberté du commerce et de l'industrie !

La gauche sénatoriale va-t-elle offrir un poste à l'ultralibéral Marini ?

"La gauche sénatoriale va-t-elle offrir un poste à l'ultralibéral Marini ?" titre Médiapart sur un article de Mathilde Mathieu et de Michaël Hajdenberg. Ce qualificatif est grotesque et inapproprié.

Marini ultralibéral ? Comment peut-on qualifier d'ultra-libéral un homme qui a présidé la commission des finances du Sénat pendant la période record de l'endettement public de l'histoire de France : nous aurons accumulé, sous l'ère Marini, 500 millards d'euros de dette supplémentaire en 5 ans !

Le protectionnisme de la marine nationale

Brèves Marine : Le Jones Act : La sécurité à l'épreuve du libéralisme

Financement public des syndicats

A l'heure ou les Français subissent de plein fouet la crise économique, le Parti Libéral Démocrate s'oppose au cadeau gouvernemental fait aux syndicats. François Sauvadet [ministre de la fonction publique] leur a en effet annoncé un crédit de temps syndical représentant pas moins de 17 000 postes de fonctionnaires à temps plein qui viennent s’ajouter à une multitude de financements publics directs et indirects.

Les libéraux sont les premiers défenseurs de la liberté d’association, et par conséquent du syndicalisme. Ce sont d’ailleurs eux qui l’ont autorisé par la loi Waldeck-Rousseau du 21 mars 1884. Néanmoins, le Parti Libéral Démocrate estime que les syndicats, à la représentativité d’ailleurs dérisoire, n’ont pas à défendre leurs idées avec l’argent du contribuable. Plutôt que de se "fonctionnariser" en s'éloignant des préoccupations des salariés, ils doivent d'abord dépendre de ceux qu'ils sont censés représenter et défendre.

Le Parti Libéral Démocrate attend des syndicats qu'ils transforment leurs paroles en actes : qu'ils montrent leur solidarité avec les Français en difficulté en renonçant d'eux-mêmes à cette niche sociale, qu'ils fassent preuve de responsabilité.


(Communiqué du PLD)

2011-10-02

Une Française enlevée par des Somaliens au Kenya

Howa Ali par Pascal Maître (agence Cosmos)

Non contents d'avoir ruiné leur propre pays (photo), les islamistes somaliens sont maintenant en train de pourrir la vie de leurs voisins kenyans, en s'attaquant aux touristes dans la région de Lamu.

Les Saoudiens n'ont pas arrosé sans conséquence d'argent les prédicateurs de la côte orientale de l'Afrique : une génération perdue d'ignorants fanatiques ravage la Somalie.

L'ONU devrait rendre aux Italiens et aux Britanniques leurs mandats sur la Somalie, pour qu'on en finisse avec ce cancer islamiste qui se répand.

La photo est emblématique de la situation : des réfugiés affamés dans la cathédrale catholique détruite par les islamistes somaliens à Mogadiscio.

2011-10-01

Liberté économique en France

La France est classée 42e par l'Institut Fraser, un classement calamiteux mais meilleur que la piteuse 64e place que lui accorde la Fondation Heritage.

Les deux organisations s'accordent sur les mêmes six premières nations pour la liberté économique (dans un ordre légèrement différent) : Hong Kong, Singapour, Nouvelle-Zélande, Suisse, Australie, Canada.

Ce sont des paramètres à prendre en compte pour choisir son pays d'émigration, sans négliger pour autant la liberté politique, qui fait défaut à Hong Kong et à Singapour.



2011-09-28

Vente Fabius Frères chez Sotheby's


En pleine primaire du parti socialiste, recevoir l'annonce de la vente de la collection Fabius Frères chez Sotheby's ne manque pas de sel.

Nicolas Sarkozy en président protecteur ?


La rumeur prétend que le thème de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy le présenterait en "président protecteur", seul capable tel Moïse ouvrant la mer Rouge de faire traverser à la France le tumulte économique de notre temps.

Protecteur oui, mais de quoi ?

En tant que libéral, cette thématique ne me gêne pas. C'est même la seule mission légitime de l'Etat dans un système libéral, que d'être protecteur : police, justice, défense, diplomatie.

Protéger la vie, contre la criminalité.

Protéger la liberté, contre toutes les contraintes non librement consenties.

Protéger la propriété, fruit du travail des hommes, contre le vol et la spoliation.

Le problème, c'est qu'il y a probablement un grave malentendu sur ce thème de la protection, qui ne ressemble vraisemblablement pas, de la part des consorts Guéant et Hortefeux, à celle qu'attendent les libéraux. Il faut probablement plutôt entendre "protection sociale" que protection au sens rappelé ci-dessus.

J'imagine plus Nicolas Sarkozy proposant de "protéger" les Français contre eux-mêmes que de protéger leur liberté. Plus de régulation, plus de réglementation, plus de règles, plus d'interdictions. Et comme les sanctions ne suivent pas, cela signifie des lois de moins en moins crédibles.

J'imagine plus Nicolas Sarkozy proposant de "protéger" par la redistribution que de protéger la propriété privée contre tout empiètement.

Et puis, "président protecteur", cela me fait immanquablement penser à Pétain "bouclier" de la France, je n'y peux rien.

2011-09-27

Parabole du libéralisme



Un ordre spontané, sans collision, sans contrôleur aérien, sans planification, sans centralisation, sans Etat...

(sur une idée de Hohenfels trouvée chez Georges Kaplan)

2011-09-26

Parité au Sénat

Si les Français(es) voulaient la parité, ils et elles voteraient exclusivement pour des femmes, jusqu'à atteindre une représentation de 50 % de femmes, avant toute autre considération.

Apparemment, il y a d'autres considérations qui ont plus d'importance pour eux que le sexe de leur représentant(e) ; comme, par exemple, leur couleur politique, étatiste de gauche ou étatiste de droite (en l'absence de parti libéral représenté au Parlement en France).

2011-09-24

La liberté de Marcel Conche

Le philosophe français Marcel Conche publie : La liberté, aux éditions Encre Marine.

Parmi tous les êtres de la nature, la liberté est le propre de l'être humain. Certes, l'homme est un « roseau pensant ». Il pense le réel. Il dit « Cela est. Je suis », et il prononce, ou peut prononcer, une infinité de jugements vrais. Mais cette ouverture à la vérité qui constitue l'être de l'homme, n'est possible que par la liberté : j'entends la liberté à l'égard de toute détermination causale. Un perroquet peut être conditionné à dire : « Il fait jour » quand il fait jour. Mais je dis : « Il fait jour » parce que je vois qu'il est vrai qu'il fait jour : mon jugement est déterminé par la seule vue de la vérité, et la vérité n'est pas une cause, n'étant pas quelque chose dans le monde. Certes, l'homme libre en droit ne l'est pas toujours en fait. Bien des jugements ne sont que l'expression servile d'un intérêt, d'un désir, d'une humeur, d'une influence ou d'une habitude. Il y a la liberté serve de l'homme dominé par ses penchants, et la « liberté libre » (Rimbaud) de l'homme libre.
Dans ce livre, j'essaie de représenter, par opposition à l'homme violent, ce qu'est un homme libre. Je donne des exemples (Théodore Monod, Éric Weil). Je montre que la vraie liberté ne se trouve en aucun cas dans l'abstraction qui laisserait de côté la conscience morale et la raison. Car l'homme libre n'est pas déterminé par des causes, il se détermine par des raisons.
M. C. 

2011-09-23

La grève d'Ayn Rand

Aujourd'hui, l'événement tant attendu arrive enfin, qui va transformer, à long terme, la mentalité de la société française, profondément, insensiblement, comme une eau souterraine qui irrigue sans être vue : les éditions des Belles Lettres - qu'elles soient remerciées - publient aujourd'hui sous le titre La Grève la traduction française par Sophie Bastid-Foltz du best-seller Atlas Shrugged d'Ayn Rand. Il était significatif de l'illibéralisme et de l'incuriosité actuels de la société française que cet ouvrage parmi les plus vendus aux Etats-Unis n'ait jamais été publié en français, plusieurs décennies après sa parution en anglais. Un DVD de la récente adaptation cinématographique est également disponsible ici.


2011-09-21

Bilan du mandat Sarkozy 2007-2012

Bilan participatif : ajoutez vos suggestions en commentaires.

POSITIF

Autonomie des universités.
Régime de l'auto-entrepreneur.
Réforme (insuffisante) des retraites.
Bouclier fiscal (2007-2011).
Non-remplacement d'1 fonctionnaire sur 2.
Peines-planchers pour les récidivistes.
Mesures en faveur des successions et donations.
Atlantisme relatif.
Radars routiers.
Ouverture du marché postal.
Timide ouverture du marché de l'énergie.
Service minimum dans les transports publics.
Réforme de la représentativité syndicale.
Transfert (inachevé) de la gendarmerie au ministère de l'intérieur.
Extension géographique de la compétence du préfet de police.

NÉGATIF

Déficit public abyssal.
Déclin dans les deux classements : libertés politique et économique.
Hausse des dépenses publiques (sans révision des missions : aides à la presse, etc.).
Réforme des retraites (sans capitalisation).
Suppression du bouclier fiscal.
Nouveaux prélèvements obligatoires.
Augmentation de l'imposition des plus-values mobilières et immobilières.
Non-ouverture des professions réglementées (taxis, pharmaciens, notaires...).
Non-suppression des départements.
Atteinte au principe de libre administration des collectivités locales (ressources contrôlées de + en + par l'Etat ; pas de progrès de la démocratie directe).
Référendum d'initiative populaire sans texte d'application.
Abandon de la class action à la française.
Projet de suppression des juges d'instruction.
Législation par émotion et pour la communication.
Misère de la justice.
Promesses aux LGBT non tenues (union civile en mairie, statut du beau-parent, pension de réversion).
Affaires Takieddine, Bourgi, Djouhri, Bettencourt, Woerth.
Népotisme (affaire de l'EPAD).
Visite officielle de Kadhafi, soutien à Ben Ali, naïveté avec Al Assad : fréquentation des infréquentables.
Avantages fiscaux exorbitants accordés aux Qataris en France.
Création du FSI, du FESF, etc.
Plan de relance par l'endettement.
Hyper-présidence, dévalorisation du rôle du premier ministre, stérilisation du parti majoritaire.
Création de députés des Français de l'étranger.
Espionnage des journalistes (fadettes).
Contrôle d'internet par Hadopi et Loppsi.
Nationalisation de Suez via GDF.
Déclin de l'amitié franco-allemande.
Aucune privatisation.
Aucune avancée de l'Union pour la Méditerranée.
Aucune avancée du Grand Paris (pouvoirs du maire de Paris sur la sécurité, CDG Express).
Cumul des mandats.
Maintien du conseil économique et social.
Blocage du marché du travail (35 h, travail dominical).
Fausses promesses de vente du Rafale.
Candidature à un second mandat.

2011-09-19

Pour le droit de filmer son contrôle fiscal

Le 21 septembre 2011 à 13h30 à la 17e chambre du TGI de Paris se jouera une petite bataille des libertés individuelles menacées dans ce pays : le droit de filmer son contrôle fiscal, que défend courageusement Henri Dumas.

2011-09-18

Elias Sanbar : la Palestine à l'ONU



Remarquable entretien accordé par Elias Sanbar à Pierre Puchot pour Mediapart, au sujet de la candidature de la Palestine à l'ONU. C'est ici.

Un candidat PLD aux sénatoriales à Paris

Le 25 septembre prochain, la moitié du Sénat sera renouvelée au cours d'un scrutin ne concernant qu'un collège réduit de grands électeurs. Armand Abadie, président de la fédération parisienne du Parti Libéral Démocrate, se présentera sur la liste centriste d'Yves Pozzo di Borgo que la fédération parisienne du PLD soutiendra aux côtés de personnalités telles que Christian Saint-Etienne. Cet accord ne concerne que Paris. Cette liste se compose d'autres personnalités libérales telles que Jérôme Dubus, conseiller de Paris Nouveau Centre dans le 15eme arrondissement. Elle offre une ligne se voulant plus ouverte que celle de la liste du parti majoritaire.

"Le centre et la droite ne gagneront qu'en mettant fin au féodalisme imposé par la direction parisienne de l'UMP. Le 25 septembre, les libéraux du PLD défendront une alternative au creusement en cours de la dette et à l'alourdissement fiscal. La priorité pour notre pays doit être la réduction de la dépense publique, et la défense de l'entreprise et de l'emploi", écrit Armand Abadie.

2011-09-16

L'Etat n'est pas une entreprise


L'Etat n'est pas une entreprise, argument des étatistes. Et facile à retourner comme une chaussette.
L'argument est employé pour prétendre que l'Etat peut dépenser indéfiniment, s'endetter indéfiniment et lever l'impôt indéfiniment. On voit, aujourd'hui, l'absurdité de cette thèse. Oui, un Etat peut être en cessation de paiements (directement, ou de manière déguisée par l'inflation).

Mais les étatistes ont raison : l'Etat n'est pas une entreprise. Une entreprise a vocation à grandir autant qu'elle le peut, à faire le plus de profit qu'elle peut dans les règles du droit et de l'éthique, et à mourir quand un concurrent fait mieux qu'elle.

L'Etat, lui, n'est pas en concurrence. Il est là pour fournir 4 services de base, continus, permanents : police, justice, défense, diplomatie. Et quelques annexes : finances et un minimum d'éducation. Il n'a pas vocation à grandir autant qu'il le peut, car nul ne peut décemment soutenir que celui qui fait la loi peut la tordre à son profit, sous peine d'aller directement à l'Etat total et totalitaire, dont nul ou presque ne veut plus, après la démonstration in vivo (ou plutôt usque ad mortem) de l'échec de ce modèle au 20e siècle. Il n'a pas vocation non plus à mourir en étant supplanté par un autre, n'étant pas en concurrence, ou en tout cas ne devant pas l'être, sous peine de justifier la guerre pour la guerre, dont nul ou presque ne veut plus non plus, compte tenu des capacités de destruction offertes par la technologie.

Utilisons donc l'argument des étatistes : oui, vous avez raison, l'Etat n'est pas une entreprise. Cet argument ne justifie en rien le cumul des déficits ou l'absence de bilan comptable. Mais cet argument justifie en revanche pleinement la thèse des libéraux, selon laquelle l'Etat doit être minimal et le rester. Contrairement à une entreprise, il n'a pas à élargir le périmètre de ses activités ; ni à se mêler, précisément, de ce qui est du domaine de l'entreprise. Comme le disait Ayn Rand, dont l'ouvrage La Grève est publié la semaine prochaine : nous sommes pour la séparation de l'économie et de l'Etat.

Lire aussi : L'Etat n'est pas une entreprise, acte 2

2011-09-13

Votation dans l'Appenzell



Un jour de votation dans l'Appenzell.
Les hommes portent leur épée, symbole de leur droit de vote.
Photo de Mark Henley, avril 2009.
Source : exposition sur l'épée au musée national du moyen-âge.

En France, démocratie indirecte, les citoyens ont été dépouillés de leur épée et de leur voix au chapitre par leurs représentants...

2011-09-12

Réduire la dépense publique, une priorité

Communiqué du PLD : Réduire la dépense publique, une priorité
La France a un besoin vital de réduire ses dépenses publiques. L’approche bureaucratique du non-remplacement d’un départ en retraite sur deux fonctionne mal : l’administration se débrouille pour déplacer ses financements et transférer les créations d’effectifs vers les ‘ODAC’, filiales de l’État non-incluses dans le champ de la RGPP jusqu’à récemment. L’écart de dix points de PIB de dépenses publiques avec nos partenaires le prouve : il existe des marges de manœuvre considérables. Mais pour les atteindre, il faut enclencher des réformes de structure. La performance d’une mission d’intérêt général ne dépend pas tant des moyens que de son organisation. Faire mieux avec moins, c’est possible : deux exemples nous montrent comment. Un élève en école privée coûte 30 à 35 % moins cher que dans une école publique. Un patient en clinique privée coûte à la sécu 25 % de moins que le même patient en hôpital public.

Une étude de l’Ifrap a montré que la France peut faire de très grosses économies dans le budget attribué à l’enseignement. Rappelons que pour deux enseignants sur le terrain, l’Éducation nationale emploie un fonctionnaire dans un bureau. Comme le président du Parti libéral démocrate l’a proposé dans une tribune publiée par les Echos, l’autonomie complète des établissements scolaires et la suppression du ministère de l’Éducation nationale diminueraient sensiblement le budget actuel de 60 milliards d’euros. Plutôt que de supprimer arbitrairement des postes d’enseignant dans des établissements administrés, nous proposons de rendre aux établissements la libre gestion de leur budget et de les financer par les « chèques éducation » attribués aux parents.

Nous retrouvons cet écart dans le secteur de la santé. « Il y a un écart de 26% en faveur du secteur public », affirme un responsable de la FHP qui regroupe 600 cliniques et hôpitaux privés. En octobre 2010, cette fédération a d’ailleurs saisi la Commission européenne d'une plainte à l'encontre de l'Etat français, pour atteinte à la libre concurrence des établissements de santé et « aides illicites au profit des établissements publics ». Contrairement à ce que le secteur public tente de nous faire croire, les cliniques ne sont pas uniquement destinées aux plus aisés (ce qui serait déjà une reconnaissance de soins et d’un service meilleurs), elles sont surtout mieux gérées. Ce n’est donc pas seulement l’alignement des remboursements de la sécu du secteur public sur le privé qu’il faut réaliser, mais surtout faire sauter la bureaucratie hospitalière qui plombe les comptes de la sécurité sociale et handicape le personnel soignant souvent dévoué à ses tâches.

Dans de nombreux secteurs, la France doit prendre exemple sur les réformes des pays qui ont supprimé leur bureaucratie planificatrice, coûteuse et inutile. L'enjeu des déficits ne réside pas tant dans la réduction de la fraude ou les coupes comptables, mais bien dans la modernisation du fonctionnement des services de l'Etat et dans l'amélioration de leur efficacité, en les aiguillonnant par l'ouverture à la concurrence.

2011-09-09

Shell confirme une découverte de pétrole en eaux profondes au large de la Guyane


Shell confirms deepwater oil discovery offshore French Guiana
As part of the Tullow-operated joint venture, Shell today confirms an oil discovery in the Guyane Maritime permit approximately 150-kilometers offshore French Guiana.



The GM-ES-1 well is being drilled in a water depth of over 2,000 meters and to date has drilled to a depth of 5,711 meters. The well has encountered over 70-meters of net oil pay in two objectives. The joint venture plans to drill ahead to the planned target depth.
“We are pleased with the preliminary results of this first ever deepwater well offshore French Guiana,” said Dave Lawrence, Shell's executive vice president Exploration and Commercial. “We are early in the evaluation, but the initial results are encouraging for this new play. The joint venture will continue to drill ahead, evaluate the well results, and determine next steps.”
Shell acquired an initial equity interest of 33% in the joint venture in 2009 and increased its equity interest to 45% in 2010, subject to government approval. The joint venture is currently operated by Tullow (27.5%) with additional equity interest held by Total (25%) and Northpet (2.5%), a company owned 50% by Northern Petroleum plc and 50% by Wessex Exploration plc.

Enquiries

Shell Media RelationsInternational, UK, European Press: +31 70 377 3600
Shell Investor RelationsEurope: + 31 70 377 3996 
United States: +1 713 241 2069

2011-09-07

Un parfum de liberté

Le nouveau parfum Yves Saint Laurent devrait plaire aux libéraux, et il tombe bien en ce mois de septembre qui verra aussi la publication de la traduction française d'Atlas shrugged. Il s'appelle :

2011-09-06

À l'Est il y a du nouveau

La Slovaquie bloque le lancement du Fonds européen de stabilité financière !

"La Slovaquie a décidé de reporter à décembre son éventuelle approbation du Fonds européen de stabilité financière (FESF). (...)

Le chef du Parlement slovaque, Richard Sulik, a qualifié le FESF d'"outil pour produire davantage de dette" (...)

Selon M. Sulik, l'unique solution à la crise de la dette est que tous les Etats membres respectent les règles concernant les déficits budgétaires et les dettes publiques. "La Grèce doit se déclarer en faillite et l'Italie doit commencer à faire des économies", a-t-il insisté.

Entrée en 2009 dans la zone euro, la Slovaquie a été le seul pays à avoir refusé de participer au premier prêt d'urgence accordé à la Grèce en 2010. Selon M. Sulik, "plus de 70 % des citoyens s'opposent aux prêts à la Grèce, à l'Italie et à d'autres pays endettés". Cette opinion est partagée par Eva Magova, 60 ans, vendeuse dans une petite boutique qui offre des fromages slovaques traditionnels dans le centre de Bratislava: "Ce n'est pas juste. Les Grecs ont vécu au-dessus de leurs moyens", affirme-t-elle. "Maintenant, ils doivent se serrer la ceinture, comme nous l'avons fait à plusieurs reprises, dans le passé", ajoute-t-elle."

Source : Le Monde

NDLR : Richard Sulik est le chef du parti libéral slovaque Liberté et Solidarité, qui a fait 12 % des voix aux législatives en 2010. Il est à l'origine de l'instauration de l'impôt proportionnel en Slovaquie.

Alain Madelin sur BFM TV



Alain Madelin interrogé par Ruth Elkrief sur la mondialisation libérale, la régulation des banques, l'immigration, le FN et Marine Le Pen, l'énergie nucléaire et Nicolas Hulot, 2012, l'UMP et Nicolas Sarkozy...

Via Contrepoints

2011-09-02

Manger bouger

Fleurissent les slogans orwelliens de propagande bienveillante :
alcool à consommer avec modération, fumer tue, évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé, la fraude c'est mal, bla, bla, bla...

À quand un slogan obligatoire avec chaque message de propagande gouvernementale du SIG :
"L'excès de dépense publique est mauvais pour la santé du pays" ?


Voir aussi : un ouvrage remarquable sur la propagande de 4 régimes totalitaires du 20e siècle :

2011-08-30

Résidez chez Bastiat !

Photo : domaine de Sengresse

L'économiste français Frédéric Bastiat, apôtre de la liberté des échanges, était propriétaire du domaine de Sengresse, à Souprosse, près de Mugron, dans les Landes.

Le domaine de Bastiat accueille aujourd'hui des chambres d'hôtes de qualité. Une idée de séjour de vacances !

2011-08-29

Les prélèvements sociaux passent de 12,1 à 13,5 %



Le plan Fillon de réduction du déficit : ce sont de nouvelles taxes, ce n'est pas un plan d'économies, contrairement à la présentation fallacieuse de TF1 et du Figaro !

Parmi les mesures avancées, la hausse des prélèvements sociaux sur les plus-values, qui passent de 12,1 à 13,5 %.

Ce graphique, publié le 5 janvier 2011 sur Objectif Eco, est donc déjà périmé ! Où s'arrêtera-t-on ? Rappelons qu'en Belgique, le taux d'imposition des plus-values est de... 0 %.

2011-08-25

Victor Hugo en politique

"Quand on se rappelle que les parlementaires ont compté dans leurs rangs, jadis, des gens comme Victor Hugo, on voit l’immense fossé dans lequel sont tombés ceux d’aujourd’hui, fossé dans lequel ils barbotent tous avec un contentement affiché quelque peu navrant." (Hashtable, 25 août 2011)

2011-08-23

Quand DSK se plante

"Enfin, l'instabilité crée [sic] par la nouvelle économie (et la net économie) a aussi un autre nom : mobilité sociale. Les dynasties économiques qui mettaient du temps à se construire et aussi à se défaire sont ébranlées. Le pouvoir économique devient sans cesse plus mobile, les cartes sont rebattues en permanence. Les entreprises qui composeront le CAC 40 dans cinq ans n'existent pas toutes aujourd'hui."

(commentaire de DSK, alors à l'OFCE, sur le rapport sur la "Nouvelle économie" de Daniel Cohen et Michèle Debonneuil pour le Conseil d'analyse économique en 1998 : page 53 du rapport)

Euh... en fait, si. Toutes les entreprises qui composent le CAC 40 sont nées avant 1998. Pas une seule entreprise née pendant la bulle internet des années 1997-2000 n'est entrée dans le CAC 40. La France est trop conservatrice et protectionniste pour permettre la destruction créatrice des dinosaures du CAC 40 et l'émergence de nouvelles entreprises parmi les plus grandes capitalisations. Les initiatives y sont contraintes par le poids de l'Etat et par la fiscalité.

On peut s'appeler Dominique Strauss-Kahn, et raconter n'importe quoi. On écoute ces socialistes (DSK, Attali) comme des oracles, et on constate trop rarement qu'ils se sont plantés. Pour comprendre l'économie, mieux vaut lire les économistes "autrichiens" que d'écouter les keynésiens tels que DSK ou Jean-Paul Fitoussi.

2011-08-22

Distorsion de marché

Message reçu d'une société de bourse :

"Dans la continuité du message que nous vous avons adressé le 12/08/2011 par lequel nous vous informions que suite à une décision de l’AMF en date du 11 août, l'ouverture et l'augmentation de positions en vente à découvert n'étaient plus autorisées sur une liste de valeurs financières (April Group, AXA, BNP Paribas, CIC, CNP Assurances, Crédit Agricole, Euler Hermès, Natixis, Paris Ré, Scor, Société Générale), nous vous rappelons la nécessité, pour chaque investisseur, de s'assurer à tout moment que la position nette qu'il détient le cas échéant sur chacune des valeurs de la liste, est une position longue (ou acheteuse). Cette position nette doit être calculée en tenant compte des positions actions mais également des dérivés (warrants, turbos, ...), ainsi que des contrats financiers (CFD, ...) détenus chez l'ensemble des courtiers et établissements bancaires au sein desquels vous détenez un compte."

Vous avez bien lu. L'effet de la décision de l'AMF - c'est une lapalissade - c'est que vous avez l'obligation de prendre une position neutre ou acheteuse sur une liste de valeurs décidée par l'Etat. En effet, vous avez l'interdiction d'avoir une position courte (ou vendeuse), sur ces valeurs, même si vous jugez que leur prix est excessif au regard des perspectives des sociétés concernées !

Le prix reflète normalement l'équilibre de l'offre et de la demande. Actuellement, par une décision politique, le prix reflète l'équilibre de la demande et d'une offre amputée. Principal effet pervers : le prix est donc artificiellement maintenu à un niveau supérieur au prix qui résulterait normalement de l'équilibre de l'offre et de la demande, et ne joue plus son rôle de signal et d'incitation. Second effet pervers : le risque de baisse brutale le jour où cette béquille est ôtée aux valeurs concernées, et donc difficulté politique structurelle à revenir sur cette décision conjoncturelle.

2011-08-15

Deux poids, deux mesures



Il est difficile à comprendre, et même stupéfiant d'observer, la différence du traitement médiatique des fêtes musulmanes et des fêtes catholiques par les media français. Si, en conséquence d'une immigration massive de plusieurs décennies, la religion musulmane est devenue la deuxième numériquement, devant le protestantisme et le judaïsme, la France reste majoritairement catholique. Les églises sont moins remplies qu'autrefois, mais l'affluence reste forte aux fêtes telles que celle de l'Assomption, le 15 août. Pourquoi tout ce ramdam pour le ramadan, et rien ou presque pour l'entrée en carême ou, aujourd'hui, l'Assomption ? Inculture religieuse des journalistes ? Erreur de jugement des rédacteurs en chef ? Prévention des propriétaires ?

2011-08-12

Les subventions versées à la presse en ligne


(source : V. Bénard)

En France, on ne subventionne pas seulement les vieux media malmenés par la révolution internet. On subventionne aussi les nouveaux.

Libertas ne touche aucune subvention, et milite pour l'abolition de ces subventions. Si l'Etat veut absolument subventionner la presse, un moindre mal serait de subventionner le lecteur, et non le journaliste: un chèque-presse lui permettrait de choisir le journal papier ou électronique auquel il veut s'abonner. Cela éviterait que l'Etat subventionne, selon des critères opaques et pour des montants non publics (!) les différents organes de presse, compromettant ainsi gravement leur indépendance. Les mauvais journaux, dont les lecteurs ne veulent pas, disparaîtraient ; et les journaux dont les lecteurs veulent seraient récompensés. Etant bien précisé, à nouveau, que le système le plus vertueux serait de ne verser de subventionner personne, mais de laisser l'argent dans la poche des Français, pour qu'ils achètent des journaux s'ils en ont envie, ou décident de ne pas en acheter parce que cela ne les intéresse pas.